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Tout savoir sur la sous-location

florian
Publié le 7 mai 2020 par , rédacteur web pour Zelok
FH
Certifié par Fabrice Houlé, expert immobilier locatif et GLI
Tout savoir sur la sous-location

Définition de la sous location

Quand un locataire loue son logement à une autre personne, en échange d’une contrepartie financière, on parle alors de sous-location. Le sous-locataire n’a pas de contrat de bail avec le propriétaire. Juridiquement, c’est le locataire principal qui reste responsable du logement.

Il ne faut pas confondre sous location avec : 

  • Colocation → chaque individu a signé un bail avec le propriétaire 
  • Hébergement gratuit → La personne est hébergée sans contrepartie financière.

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La sous-location est-elle légale ?

La loi du 6 juillet 1989 stipule qu’il est interdit pour un locataire de sous-louer son logement, sauf s’il a l’accord préalable et écrit du propriétaire.

Depuis l’adoption de la loi ALUR en 2014, le locataire doit obligatoirement transmettre au sous-locataire l’autorisation écrite du bailleur ainsi que la photocopie du contrat de bail en cours.

Comment fonctionne la sous-location ?

Pour le locataire principal

Si le locataire souhaite sous-louer son logement, il doit en faire la demande à son propriétaire ou à son représentant agent immobilier. Cela passe par l’envoi d’une lettre recommandée avec accusé de réception comportant :

  • l’adresse du bien ;
  • le motif et la date de l’absence ;
  • le montant du loyer payé par le sous-locataire (qui ne doit pas dépasser le loyer actuel). 

Si le propriétaire ou son mandataire accepte, le locataire en place doit signer un contrat de sous-location avec le sous-locataire. Le bailleur n’a pas besoin d’intervenir. Le locataire principale reste responsable du logement. En clair, en cas de non-paiement du loyer ou de détériorations, il sera sollicité.

Cette démarche doit donc être formalisée et bien encadrée juridiquement.

Le locataire doit également déclarer les loyers perçus par le sous-locataire. S’il s’agit d’un logement non meublés, ces revenus sont à indiquer dans la catégorie « bénéfices non commerciaux ». Dans le cas d’un logement meublé, ils sont déclarés dans « revenus industriels et commerciaux ».

Il est possible d’obtenir une exonération d’impôt, à condition que le loyer perçu ne dépasse pas 760 € par mois. Mais attention, pour en bénéficier, le logement sous-loué doit obligatoirement être la résidence principale du sous-locataire.

Si le propriétaire refuse la sous-location, le locataire n’a pas le droit de le faire, au risque de s’exposer à des sanctions.      

Pour le propriétaire

Lorsque le propriétaire ou son agence reçoit par écrit la demande de sous-location, il doit lui donner réponse par lettre recommandée avec accusé de réception.

Il peut refuser en toute liberté, sans justification.

S’il accepte, il doit vérifier que le montant demandé par le sous-locataire ne dépasse pas celui du loyer actuel. C’est ensuite au locataire principal de s’occuper des modalités (signature du contrat de sous-location).

En cas de dégradations du logement ou d’impayés, le propriétaire peut engager une procédure contre le locataire principal. Juridiquement, rien ne le relie au sous-locataire.

Ce qu’il faut retenir

Si le bail du locataire principal prend fin, le contrat de sous-location se termine également. C’est au sous-locataire de bien vérifier ces informations. Si le locataire part, le sous-locataire est contraint de quitter le logement également. Il n’est pas prioritaire pour une relocation.

Les risques liés à la sous-location non déclarée

Un locataire qui sous-loue son logement sans l’autorisation de son propriétaire s’expose à des risques. Le bailleur, s’il s’en aperçoit, peut faire constater l’illégalité de la situation et adresser au locataire une sommation de respecter les clauses du bail.

Le propriétaire peut exiger l’expulsion du sous-locataire et / ou résilier le bail en cours, voire même demander des dommages et intérêts. Le locataire principal peut perdre son droit de renouvellement du bail.

Le sous-locataire engagé illégalement est considéré comme occupant sans droit ni titre. Il prend le risque de verser une indemnité d’occupation, dont le montant est fixé par un juge. Il peut aussi être expulsé, faute de pouvoir présenter un bail. De plus, il ne dispose d’aucune quittance de loyer qui pourrait l’aider à trouver un nouveau logement.

Les avantages de la sous location

Les avantages de la sous location pour le propriétaire :

Le propriétaire est assuré de percevoir les loyers même en l’absence du locataire principal. Il n’a pas besoin de chercher un nouveau locataire.

Les avantages de la sous location pour le locataire titulaire

Le locataire en place peut libérer son logement pendant une période, avec la garantie de pouvoir le retrouver, tout en percevant tout un une partie du loyer qu’il règle. Cela lui permet de ne pas perdre d’argent s’il doit s’absenter (déplacement long, étudiant qui part en stage…).

Les avantages de la sous location pour le sous-locataire

La sous-location est une solution de logement temporaire pratique. Elle permet d’économiser les frais liés à la recherche d’une location (pas d’honoraires d’agence) et de ne pas avancer le dépôt de garantie. De plus, un-sous locataire peut bénéficier des aides au logement comme l’APL.

F.A.Q